Le rôle du pharmacien

LA MISSION DU PHARMACIEN

 

Promouvoir le bon usage du médicament

Lors de la dispensation, le pharmacien s’attachera notamment à :

  • Expliquer les modalités de prise des médicaments et vérifier la bonne compréhension du schéma de prise ;
  • Apprendre au patient les techniques particulières d’administration de certains médicaments (technique d’inhalation, d’injection, …) – voir paragraphe suivant ;
  • Pour les maladies chroniques longtemps asymptomatiques (HTA, diabète de type 2, hyperlipidémie, glaucome à angle ouvert, …) : insister sur la nécessité d’une prise régulière des traitements, même si le patient ne ressent pas de symptômes ;
  • Sensibiliser le patient aux risques de la prise de médicaments en dehors de tout conseil pharmaceutique ou médical ;
  • Apprendre au patient à "gérer" les effets indésirables : éduquer le patient à la reconnaissance des effets indésirables, informer sur les moyens de diminuer le risque de leur survenue, expliquer la conduite à tenir s’ils surviennent et s’assurer de la bonne compréhension du patient ;
  • Faciliter l’organisation pratique de la prise des médicaments : élaborer avec le patient un plan thérapeutique personnalisé clair et détaillé (opérationnel) en intégrant au mieux ses contraintes et ses habitudes de vie, aider le patient à adapter ses prises de médicament(s) dans des situations particulières (gestion du décalage horaire, d’un oubli de prise, …).

Apprendre et renforcer les techniques particulières de prise de certains médicaments

Il est essentiel d’apprendre aux patients à utiliser correctement les médicaments nécessitant une technique d’administration particulière (par exemples : instillation d’un collyre, inhalation d’un médicament anti asthmatique, …). Plus qu’un long discours, une démonstration suivie d'un essai par le patient sont souhaitables pour permettre un apprentissage efficace des bons gestes d’utilisation. L’apprentissage technique n’étant pas acquis une fois pour toutes, le pharmacien proposera régulièrement aux patients de vérifier les modes de prise des médicaments. Il s’agit de maintenir et renforcer les compétences techniques des patients.

Aider le patient à l’apprentissage de l’autosurveillance

Le pharmacien peut jouer un rôle important dans l’apprentissage de l’autosurveillance de la maladie et de ses traitements, notamment :

  • Éduquer le patient à l’auto mesure : La délivrance d’un dispositif d’autosurveillance (lecteur de glycémie, auto tensiomètre, débitmètre de pointe, …) devra systématiquement s’accompagner d’une information pédagogique complète sur le mode d’utilisation pratique de l’appareil, la fréquence et les conditions de la mesure. Demander au patient d’effectuer lui-même une auto mesure, sous la guidance du pharmacien, permettra un apprentissage efficace de la technique d’auto mesure.
  • Eduquer le patient à la reconnaissance des signes d’alerte : Pour leur sécurité, les patients doivent pouvoir reconnaître les signes d’alerte (signes évocateurs d’un mauvais contrôle de la maladie, de la survenue d’un effet indésirable « majeur » d’un médicament, …) justifiant une consultation rapide.

Soutenir et accompagner les patients

Du fait de son accessibilité, de la fréquence des contacts et de la bonne connaissance des patients (et de leur environnement), le pharmacien occupe une place privilégiée pour les accompagner dès l’annonce du diagnostic, au moment de la mise en route du traitement et tout au long de leur prise en charge. Il représente un soutien pour le patient (et ses proches), en particulier en cas de difficultés liées aux traitements, de survenue d’une complication ou d’un événement majeur intervenant dans la vie du patient, de chute de motivation ou de confiance en soi et/ou envers les propositions de soins envisagées. Il s’agit notamment de :

  1. Encourager le patient à exprimer ses inquiétudes, ses doutes et/ou ses difficultés éventuels liés à la maladie et à son traitement, sans les minimiser ; 
  2. Etre disponible et à son écoute, sans le juger ;
  3. Faire preuve d’empathie ;
  4. Porter de l’intérêt au patient, sans ingérence ;
  5. Valoriser tous les efforts réalisés par le patient (même minimes) ;
  6. Orienter si besoin le patient vers une association de patients et/ou une structure d’éducation thérapeutique.

 

Education thérapeutique

 QU'EST CE QUE L'EDUCATION THERAPEUTIQUE ?

 

ACQUÉRIR UNE MÉTHODOLOGIE

La première clé de succès pour mener des entretiens pharmaceutiques ou d’éducation thérapeutique, c’est un bon apprentissage et l’implication de l’équipe. De toute l’équipe !

en présentiel, ou en e-learning, la sensibilisation à l’acquisition de nouvelles connaissances doit être collective pour répondre aux questions des clients, les rassurer, délivrer des messages cohérents, avoir la bonne posture.

DES FORMATIONS EFFICACES ET PRATIQUES

pourquoi ? parce qu’elles sont dispensées par :
des spécialistes de l’éducation sachant concevoir et mettre en place des projets pédagogiques ;
des formateurs spécialisés dans le domaine de l’éducation thérapeutique et de la formation adulte ;
des partenaires hospitalo-universitaires.
Notre équipe de spécialistes a pour mission d’accompagner le pharmacien dans l’excellence, l’objectif étant de devenir des « experts » dans une pathologie.
Nos stages d’apprentissage sont pris en charge par l’OGDPC, ACTALIANS, FiF pL. *toutes nos formations ETP sont réalisés par des professionnels de l’éducation thérapeutique reconnus* (Cespharm et ordre Des pharmaciens).

METTRE EN PLACE UN PROGRAMME A L'OFFICINE

LES OBJECTIFS

• savoir animer des séances d’éducation en individuel ;
• savoir développer un programme autour de l’éducation du patient ;
• savoir évaluer une action d’éducation et déterminer des objectifs ;
• savoir intégrer les actions d’éducation dans une approche multidisciplinaire et travailler avec d’autres professionnels dans l’intérêt de la qualité du suivi des patients.
Ces journées ont pour but de faire acquérir une méthodologie et de permettre aux participants de mettre en œuvre le meilleur cadre pédagogique pour l’éducation thérapeutique des patients atteints de maladies de longue durée telles que le diabète, l’asthme, les maladies cardiovasculaires, le tabac, la vaccination à l’officine….

Accompagner le malade

AMELIORER L'OBSERVANCE

L’amélioration de l’observance implique en priorité d’agir aux côtés du patient pour favoriser son adhésion aux traitements.
L’identification des causes de mauvaise observance est fondamentale, entre facteurs psychologiques et comportementaux, compréhension des enjeux du traitement, difficultés liées aux produits (intolérance…), refus de se soigner, sous-estimation des risques, peur de stigmatisation liée à la maladie… La réorganisation des soins sous la forme de parcours coordonné et pluridisciplinaire de prise en charge doit à tout prix intégrer la notion d’observance thérapeutique. Et des dispositifs d’incitation doivent être imaginés pour mieux associer l’ensemble des professionnels, les associations et les proches de malades, autour d’objectifs partagés.

« L’observance, une affaire de “sur mesure” »

La non observance est une réalité à prendre en compte par tous les acteurs du monde de la santé : la mauvaise observance est un phénomène d’ampleur, qui touche toutes les pathologies chroniques et qui nuit à la prise en charge de centaines de millions de patients dans le monde. Les causes de non-observance sont multiples et il est important d’aller plus loin pour mieux les cerner. Cette étude doit être le point de départ de travaux plus approfondis,un “hard data” servant de base pour des études sur des segments de population, par type de pathologie et par type de situation. Cette “cartographie” de l’observance permettrait d’identifier les blocages à l’adhésion aux traitements, les freins psychologiques et comportementaux, et d’agir ensuite avec des programmes adaptés.

Le concours des nouvelles technologies est bien sûr essentiel.

Elles permettent à la fois d’analyser au plus près de chaque patient les causes éventuelles de mauvaise observance,mais également de lui fournir une information adaptée, propre à favoriser l’adhésion au traitement, et donc l’observance. Mais il ne faut surtout pas oublier la relation humaine, car le colloque singulier entre le professionnel de santé et le patient reste fondamental.
La base de l’adhésion au traitement repose en grande partie sur la confiance qui s’installe entre le professionnel et son patient. Les nouvelles technologies doivent alors être utilisées pour former le professionnel à analyser les causes de non-observance chez chacun de ses patients et pour lui proposer des outils de résolution adaptés à chaque situation. 

La non observance

TERRIBLE CONSTAT : OBSERVANCE UNE FORTE DISPARITÉ SUIVANT LES PATHOLOGIES

Selon les pathologies, le taux d' observance varie fortement. Avec 13 % de patients ayant un MPR égal ou supérieur à 80 %, il est particulièrement peu élevé pour l’asthme. L’insuffisance cardiaque (36 % des patients) et le diabète de type 2 (37 % des patients) se caractérisent également par un faible ratio d’observance, de même que l’HTA (40 %) et l’hypercholestérolémie (44 %). 

Seule l’ostéoporose (52 %) affiche un taux d’observance supérieur à un patient sur deux. 

Ces disparités illustrent les différences de prise en charge thérapeutique entre ces maladies, de même que la complexité des facteurs qui expliquent la mauvaise observance. La nature insidieuse de certaines d’entre elles (HTA, Hypercholestérolémie), la combinaison de traitements (Diabète de type 2), l’apparition ponctuelle des symptômes (Asthme), engendrent des comportements spécifiques en terme d’observance.

Elles montrent que l’amélioration de l’observance passe par la mise en place de solutions adaptées en fonction des pathologies et des typologies de patients.

La mauvaise observance coûte plus de 9 milliards d’euros par an

Un coût évitable comparable au déficit de l’assurance maladie Les résultats présentés par l’étude IMS Health / CRIP sont édifiants. En additionnant l’ensemble des coûts liés aux complications évitables grâce à une bonne observance,elle estime que le système de santé dépense chaque année 9,3 milliards d’euros. Une somme qui montre à quel point l’observance est non seulement un enjeu de santé publique mais également un impératif budgétaire.

A l’heure où les comptes sociaux ne permettent plus de faire face aux priorités de santé, des programmes d’action ciblés et efficaces permettraient de réduire considérablement le déficit de l’assurance maladie, tout en améliorant la qualité et l’espérance de vie des millions de patients chroniques.

Le coût de la non-observance par pathologie Le détail des coûts par pathologie dépend du coût unitaire moyen de prise en charge des complications sélectionnées, multiplié par le nombre de patients atteints. Ce coût varie de 207 millions d’euros par an pour l’état de mal asthmatique sévère, de 281 millions d’euros pour les fractures ostéoporotiques, à 1,4 milliard d’euros pour les maladies coronariennes liées au diabète de type 2 et pour l’Infarctus du myocarde, 1,6 milliard d’euros pour l’œdème pulmonaire… et jusqu’à 4,4 milliards d’euros pour les AVC !

Des montants considérables, qui cachent des millions de destins brisés pour des malades insuffisamment suivis et éduqués à la connaissance de leur maladie et à l’adhésion à leurs traitements

 

(1) : source : revue de la littérature

(2) : source : résultats chiffrés de la première partie de l’étude

(3) : source : bases IMS, Tarifs assurance maladie, IRDES

Etude  IMS Health / CRIP 2014

Témoignages

Mon mari 65 ans est atteint d'un cancer, il doit prendre de façon journalière 7 prises de médicaments, toutes différentes les unes des autres. Même en étant attentive j'aurais pu sauter une prise, sans l’aide sonore de E BOX. E BOX à participé de façon importante à la régularité et à la sécurité dans la prise du traitement. Les bonnes doses au bon moment, c’est important !

Mireille GUIREAU  Floirac (33)